Le collectif du temps avec les Orange Camps

Orange CampsMercredi dernier, l’opérateur de téléphonie mobile Orange organisait, sur notre région, son deuxième Orange Camps, atelier participatif avec des acteurs de la vie économique et numérique. Une série de débats informels sur des thèmes agitateurs d’idées. Après le « Numérique au Féminin » de l’année dernière, cet évènement, également organisé dans le cadre du Women’s Forum, avait cette fois pour thématique le « Collectif du Temps ». L’occasion de partager sur l’usage du temps à l’heure du numérique.

Si le Web n’a pas de frontière, qu’en est-il du temps ?

Entre addiction, temps pour soi et partages, comment les NTIC influent sur notre temps ? Comment maîtriser son temps quand le numérique prend de plus en plus de place dans notre vie, effaçant même les frontières perso/pro ? Autant de points abordés par des groupes de réflexion en quête de temps…

Oui, parce que nous étions toutes et tous en demande de temps !! Mais toutefois pas le même temps pour tous. Pour « les numériques » c’était du temps pour soi, alors que pour les autres, du temps pour le numérique 😉 Alors, où situer la limite vie privée, vie professionnelle ? Quelle est la place du temps numérique dans notre temps ? Vit-on un temps différent de nos aînés ?

Si l’on suit la logique de l’un de nos intervenants, nous ne vivons pas un temps si différent que cela… Dans la période pré industrialisation, le paysan vivait sur son lieu de travail. Ses temps privés étaient quasiment nuls, serviable à volonté par la proximité physique employé/employeur. Aujourd’hui, certes nous ne vivons plus sur notre lieu de travail, mais se sont les NTIC qui font entrer l’employeur dans notre temps privé. La proximité physique est devenue proximité virtuelle, mais n’en reste pas moins une servitude : les téléphones qu’on ne peut pas s’empêcher de décrocher, les mails qu’on ne peut pas s’empêcher de consulter le weekend ou pendant les vacances.

Même s’il est assez facile théoriquement d’éteindre le téléphone, force est de constater que la servitude de cette connexion est souvent due à une mauvaise habitude donnée (décrocher une fois c’est décrocher chaque fois) et que nombre des appels hors temps de travail pourraient être évités.
Il nous faut donc revoir nos priorités et utiliser un moyen de communication différent et adapté au message, à l’urgence et à la priorité. Utiliser le mail, par exemple, permet de gérer le temps et de respecter la sphère privée de chacun. La lecture du mail se fera à l’instant choisi par le destinataire, disposé et disponible, parfois préférable à un appel qui risquerait de tomber à un moment inopportun.

A noter que de plus en plus d’entreprises responsables commencent à instaurer des règles du « bien communiquer », un accompagnement aux usages mettant en avant l’idée d’un temps et un moyen pour chaque type de communication/message.

Conclusion de ce premier atelier, nous sommes tous des hyper connectés, tous présents sur au moins un réseau social, mais pourquoi ? Parce que le réseau est avant tout social… Social ou amical ?

Passions devenues addictions puis servitudes.

Les intervenants présents peuvent témoigner que de belles rencontres, débouchant sur de belles relations, se développent sur les réseaux sociaux. Il suffit de savoir prolonger les échanges du virtuel dans la vie réelle pour recréer du lien autrement. Le réseau social peut donc devenir amical si l’on prend la peine de dépasser l’écran, de s’aménager du temps en dehors du virtuel pour se rencontrer.

Social pour ceux en quête de partage d’informations, d’un job, d’un réseau clients ou autre. Parce que les sources et ressources sont sur le Web, il faut aller les chercher là bas. Clients, consommateurs, employeurs (…) le Web est un repère de compétences, d’avis, d’informations, d’opinion, d’idées, de références (et d’ego aussi répondit l’écho)

Un entrepreneur évoque le côté chronophage de cette liaison connectée, la peur de se perdre, de lâcher prise ou au contraire de l’addiction. Difficile pour lui de prendre sur le temps de l’entrepreneuriat pour réseauter, donc forcément prendre sur le temps perso et là ça coince… Gageons ici que si cet entrepreneur se lançait peut être deviendrait-il addict ?

Autre peur : celle de ne pas être présent, juste un instant (au juste instant), juste au mauvais moment et laisser dire des choses sur soi, sur son entreprise. Comment maîtriser ? Difficile car impossible de rester connecté 24/7. Le tout est d’organiser sa veille en coulisse grâce à tous les outils 2.0 développés pour cela et de réagir parce qu’il faut réagir et rétablir. Alors oui, cela implique de se connecter sur son temps perso parfois, vacances, weekend (…) ouille ça coince encore… peut être confier cette tâche à celui ou celle dont c’est le métier 😉

Le réseau expose, on s’expose et parfois ça explose… Évocation des mauvais usages et des dérives. La discussion par écrans interposés, le pseudo et l’anonymat qui dédouanent les agresseurs verbaux potentiels, qui suscitent des interprétations, des incompréhensions.

Au final, nous nous accordons tous à dire que ces nouvelles technologies, censées nous faire gagner du temps, sont en renouvellement perpétuel, intriguent et suscitent des passions.

Toutes ces connexions, devenues un fil à la patte, font entrer le monde du travail au domicile (l’inverse est aussi vrai) même pour ceux qui ne pratiquent pas le télétravail.

Finalement, le numérique raccourcit le temps nécessaire à la construction d’une image, d’un réseau. Etre sur les réseaux sociaux nécessite donc du temps et de la maîtrise. Mais quid de la maîtrise du temps ? 😉 (Vous n’avez pas l’air de tourner en rond là ?)

Partager – Organiser – Pause auront été les maîtres mots de cette réflexion.

Réapprendre à partager son temps, organiser ses priorités, s’imposer de faire une pause. Plus facile à dire qu’à faire 😉

Merci à Orange pour cette invitation et ces échanges conviviaux autour du numérique !

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