#2 We Like The World ou la générosité 2.0

Déjà presque 3 mois que nous vous avions parlé ici de We Like The World crée par la Famille Colas et de son tour du monde 2.0 liant l’humanitaire aux réseaux sociaux ou comment rassembler toute une communauté virtuelle autour du projet de construction d’une école pour filles au Burkina-Faso.

Pas facile de faire basculer le virtuel dans le réel… Beaucoup doutent encore de la capacité des réseaux sociaux à rassembler, fédérer, à aller au-delà de nos écrans, au-delà de l’immatériel…  Un vrai challenge pour cette famille !

Et bien aujourd’hui, après presque trois mois de voyage, force est de constater que le challenge est bien parti ! Ce n’est pas fini bien sûr, mais quel beau début aventure, quelle réussite dores et déjà !

Partis en juillet, nos globe-trotters Fred, Estelle et leur fille de 8 ans Héloïse sont en route aujourd’hui pour le Brésil, après avoir écumé le Canada, la Colombie Britanique, la Nouvelle Angleterre (…) Héloïse a vécu de magnifiques aventures chez les ours, chez Ben & Jerry, sur la route des glaciers (…) Un voyage dont vous pouvez suivre les étapes sur le site grâce à la Social Travel Map et aux récits de nos voyageurs.

We like the world

Côté communauté virtuelle, de nombreux Facebookiens se sont manifestés pour les héberger et ainsi leur faire économiser l’hôtel. Économie immédiatement reversée à l’association La Voix de l’Enfant. Sans Facebook, sans le relai des 6500 Fans (ou presque) jamais ils n’auraient gagné ce pari de reverser si rapidement les premiers €uros sonnants et trébuchants ! Ainsi 60 nuits économisées  et  2222€ reversés pour l’école grâce à leurs hôtes d’Amérique du Nord : Québec, France, Nouvelle-Angleterre, NYC, DC, Colombie Britannique, Alberta et San Francisco ! 75% de nuits hébergées en 2,5 mois !

Ajoutons à cela les 1$ reversé pour chaque Fan sur la page Fancebook de We Like The World soit 4741€ et l’aide non négligeable des sponsors comme Bic, Samsonite, Orange et Stade de France avec un butin 17 500€ ! Et ce n’est pas tout : l’appel aux dons a permis de réunir pour l’instant 1600€ !

We Like The WorldEt voilà un début d’aventure avec plus de 26 000€ (soit 26% du budget total) qui ont permis de lancer la construction de l’école !

Ça commence à prendre du sens tout cela ! Les plans de l’école sont dessinés, les fondations ont commencé et c’est toute la population de Cissé Yargo qui est sur le pont ! Une belle mobilisation 2.0 pour un endroit coupé du Web, où 235 filles attendent de pouvoir enfin faire leur rentrée scolaire !

Alors ? vous doutez toujours du pouvoir d’une communauté virtuelle sur le réel ?

Un grand merci à ceux qui rejoindront les Fans de We Like The World et qui apporteront ainsi 1$ de plus à l’édifice, ceux qui donneront un peu plus par leur générosité et ceux qui jalonneront le chemin de la Famille Colas en les hébergeant pour gonfler encore la cagnotte !

Et bon voyage à Héloise (et bonne santé) à Fred et Estelle !

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  7 comments for “#2 We Like The World ou la générosité 2.0

  1. lR
    16 octobre 2011 at 14:44

    Belle initiative de sensibilisation mais cela reste tout à fait dérisoire et j’ai bien peur que cette opération de communication fasse plus la part belle à la communication des sponsors qu’à la sensibilisation sur les besoins des pays en développement…Parallèlement à ce super voyage que fait la famille Colas gratuitement ou presque il y a une famine dans la corne d’Afrique dont peu d’internautes français de préoccupent…et des millions d’enfants qui meurent. Après évidemment chaque entreprise dans le domaine de l’aide a une valeur mais je serai pour qu’on en fasse pas trop autour d’opés qui rassemblent quelques milliers d’euros quand les besoins se comptent en milliards.

    • CorporatementNous
      18 octobre 2011 at 20:51

      Merci LR de ton passage ici et de ton commentaire car il reflète sans doute la pensée de certains et qu’il est bien que les intéressés puissent y répondre.
      Pour ma part si j’ai adhéré au concept WLTW c’est pour 2 raisons : d’abord, la cause bien sûr, une école pour filles, une base palpable pour un changement de mentalité. Ensuite parce j’attache une grande importance et crois fortement en l’impact du réseau virtuel sur le réel. Rassembler pour une cause était un poste d’observation très intéressant et j’avoue que je ne l’aurais pas fait si derrière il n’y avait pas le crédit sérieux de La Voix de l’Enfant et la générosité bien réelle d’une famille. Comme Emmanuel, je suis heureuse de pouvoir aider à mon niveau à faire connaitre ce projet auquel je crois.

  2. 16 octobre 2011 at 18:11

    Bonjour LR (de Puerto Bertrand – Patagonie Chilienne):
    les petits ruisseaux font les grandes rivières…Les seuls capables de mobiliser des milliards sont les gouvernements ou les milliardaires à la Bill Gates. Or, notre famille ne s’appelle ni Sarkozy ni Gates…Alors on s’est dit que ce serait super que le résultat de notre voyage, le rêve d’une vie, se traduise concrètement dans quelque chose d’utile pour autrui et pas seulement agréable pour nous: une école.
    Une précision importante pour que vous puissiez bien comprendre: nous ne voyageons pas « gratuitement ou presque ». Ce que nous donnons à l’école, à travers le 1$ par fan facebook et les 50$ par nuit est payé par nous et par personne d’autre. Cela nous revient même plus cher que si nous voyagions par nous-mêmes dans des hôtels modestes…
    En ce qui concerne la cause défendue, nous avons choisi une cause de fond, l’éducation des filles, dont le retour sur investissement est reconnu par les grandes organisations internationales comme étant extrêmement fort à tous points de vue. Cela dit, il est impossible de faire une hiérarchie entre les causes et il y a tellement de trucs qui vont de travers dans ce monde qu’il faut choisir selon sa sensibilité…parce qu’on ne peut pas, en tant qu’individus, intervenir sur toutes.
    Enfin, pour maximiser nos chances que l’argent soit le mieux utilisé possible sachant que nous ne sommes pas des spécialistes de l’Humanitaire ou de la construction d’écoles en Afrique, nous travaillons avec « La Voix de l’Enfant », première association française de défense des enfants. Je pense ne pas déformer leur pensée en disant qu’ils seraient probablement très heureux que d’autres initiatives comme les nôtres leur permettent d’avoir des sources de financement pour leurs projets existants, ce qui est le cas ici puisque l’école de Cissé Yargo au Burkina s’inscrit dans un programme global qui date de plus de 20 ans.
    Les points-clé de ce projet sont: i) même quand on fait un truc ultra super comme un voyage autour du monde, on peut le rendre utile pour d’autres; ii) le pouvoir du réseau de chacun, notamment grâce aux réseaux sociaux, est beaucoup plus fort qu’on ne l’imagine et en prenant une initiative, d’autres sont prêts à suivre ce qui fait qu’on crée un « effet de levier ». Si, à travers notre projet, que quelques uns de nos amis et relations donnent en plus que ce qu’ils donnent déjà et que d’autres se disent que, eux aussi, ils peuvent allier plaisir et utilité dans leur propre projet, on aura apporté une pierre à un édifice que nous ne pouvons construire seuls.
    Quant aux sponsors, ils nous aident à compléter notre budget pour l’école et, franchement, ceux qui nous soutiennent ne le font pas parce qu’ils y voient seulement un projet de communication pour leur marque, même si le projet est cohérent avec l’image de leur marque. Ils n’ont pas besoin de nous pour ça. C’est comme pour nous, ils joignent l’utile et l’agréable. Moi, ce qui m’énerve dans les « opés de com », c’est quand une entreprise en fait tout un plat et qu’on s’aperçoit que leur investissement réellement « utile » est nettement inférieur à leur investissement de « faire-savoir ». Ce n’est pas le cas pour nos sponsors sur ce projet.
    Là où je ne suis pas d’accord avec vous, c’est quand vous dîtes qu’il ne faut pas en faire trop sur « des projets qui rassemblent quelques milliers d’euros. » Premièrement, parce que notre ambition est de mobiliser 100 000 euros à partir de pas grand chose et c’est loin d’être négligeable pour une initiative individuelle. Deuxièmement, parce que si l’on ne parle que des « gros projets », on déresponsabilise les gens qui se disent que « c’est bien » mais que eux ne peuvent rien faire à leur niveau car les « problèmes sont trop grands ». Au contraire, si une famille arrive à la fin à mobiliser 100000 euros en un an pour une école, il n’y a aucune raison pour que d’autres n’arrivent pas à en mobiliser quelques centaines ou quelques milliers et il n’y a aucune raison que des grandes organisations ne puissent pas en mobiliser encore plus. Il y a plein de projets d’individus et de familles qui font plus que nous et depuis plus longtemps. Au contraire, parlons aussi de ces gens-là !
    Voilà, j’espère que cela vous donne plus d’infos. Et nous vous remercions d’avoir exprimé votre opinion car elle doit être partagée par d’autres et nous permet d’essayer de lever certains malentendus.
    Frédéric Colas

    • CorporatementNous
      18 octobre 2011 at 20:53

      Merci Frédéric pour ton message ici ! et bonne continuation espérant que les dernières mésaventures ne soient plus qu’un mauvais souvenir 😉

  3. 16 octobre 2011 at 21:15

    Je suis totalement convaincu de la pertinence de ce projet, après en avoir longuement parlé avec la famille Colas.

    Pour moi, il est bien que chacun fasse ce qu’il peut à son niveau. L’ensemble des problèmes qui frappent l’Afrique n’est évidemment pas à la portée d’un individu si fortuné soit-il. Heureusement, comme on dit souvent « il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ! ».

    Le projet We Like The World outre sa vocation humanitaire a aussi une autre vocation. Il s’agit de montrer qu’un projet humanitaire a tout à gagner à utiliser le Web Social. Ceci permet a un projet humanitaire de prendre encore plus d’ampleur, grâce aux chaînes de solidarité qui se tissent sur les réseaux sociaux. J’ai conscience que cela n’est pas grand chose par rapport à l’ampleur des problèmes que tu évoques, mais sache qu’à mon niveau, je suis content de pouvoir assurer un relais de ce projet sur les réseaux sociaux et d’être un peu utile.

    • CorporatementNous
      18 octobre 2011 at 20:54

      Merci Emmanuel, je ne peux que te suivre sur ce terrain là 😉

  4. My Ngoc TRAN
    3 novembre 2011 at 15:22

    Je trouve que « 60 nuits économisées » n’est pas la bonne formule car ces 3 mots réunis même si il y a l’explication derrière, font que les lecteurs habitués à survoler ou à « diagonaliser » un article se disent immédiatement « ah des riches qui se font un tour du monde à l’oeil » !
    Je dirai plutôt « grâce à nos réseaux d’ami(e)s, au lieu de dépenser la somme X dans les hôtels, nous les donnons à ces enfants ». C’est un challenge difficile mais pas impossible. C’est de la générosité partagée. Ces nuits à 50$ ou 36,33 € ne sont qu’une petite partie des dons mais chaque don est important.
    Une façon même de donner l’occasion aux gens qui aimeraient aider ces enfants en hébergeant une famille. Je dirai plutôt en recevant des futurs amis. Cela ne leur coûte rien, cela leur apporte du bonheur, le bonheur de donner un peu de son temps, de son espace.
    Avançons avec notre temps ! Participe qui veut, personne n’oblige personne, personne vous arrête à un feu pour vous culpabiliser, personne ne vous envoie des tonnes de lettres par La Poste (c’est très Développement Durable l’action via 2.0).
    Si je suis complètement avec la famille Colas c’est que j’y crois, et une action comme celle-ci il en manque dans pas mal de pays, la seule chose qui change c’est qu’en Afrique c’est beaucoup moins compliqué et moins cher que dans mon pays natal par exemple (Vietnam).
    Ma contribution pour relayer cette formidable aventure est minime mais au moins je me sens un peu utile dans ce monde.

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